Publié par Olivier
le 03 avril 2026 à 16h15
Avant le huitième de finale de Challenge Cup à Newcastle ce samedi, Ronan O'Gara a fait le point sur ses ambitions. Le manager du Stade Rochelais, confronté à une cascade de blessures, préfère ne pas parler de trophée et se concentrer sur la recherche d'une performance.
Interrogé sur ses intentions dans cette compétition, Ronan O'Gara n'a pas cherché à embellir la situation.
Le manager du Stade Rochelais, dont l'équipe est minée par les blessures, refuse pour l'instant de se projeter vers un trophée en Challenge Cup : "En ce moment, on ne peut pas se demander dans quelle compétition on est. Quand tu es manager, tu cherches la performance. Pour avoir une performance, tu as besoin de certains ingrédients ou bases dans ton quotidien. Or, on en manque."
Pour le coach maritime, le plus gros souci ne réside pas uniquement dans les absences, mais dans le déséquilibre que cela crée au quotidien.
Sans véritable bataille de places dans l'effectif, la dynamique de groupe s'en ressent inévitablement : "Le plus grand manque, c'est l'absence de compétition naturelle, c'est de ne pas avoir deux ou trois joueurs par poste. Souvent, c'est un pour une place… Dans l'histoire du sport, et surtout au rugby, s'il n'y a pas de concurrence ou pas des mecs super affutés, et que tu sais que tu vas jouer, inconsciemment, tu te relâches un peu."

Plutôt que de viser un parcours en Challenge Cup, le natif de San Diego préfère se focaliser sur un objectif plus immédiat, à savoir relancer la machine après une période compliquée : "L'état d'esprit pour aller chercher un trophée, c'est complètement différent d'où on est en ce moment. Je dois être réaliste. Moi, je cherche une performance pour recommencer une bonne dynamique."
Avant le déplacement à Newcastle en huitième de finale, Ronan O'Gara a également pointé du doigt les carences techniques observées lors du dernier match face à Bayonne: "C'était un peu mieux de temps en temps mais certains fondamentaux – lancer la balle et taper le ballon avec précision – n'existaient pas à Anoeta. Si tu ne tues pas l'adversaire quand tu as cinq, six balles de match… c'était possible pour nous de les faire craquer, mais il s'est passé l'inverse."
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