Publié par Olivier
le 01 décembre 2025 à 06h41
Après la défaite concédée sur la pelouse de la Section Paloise (53-33), Ronan O'Gara a livré ses premières impressions. Le manager du Stade Rochelais est notamment revenu sur le carton rouge reçu par Antoine Hastoy dès les premières secondes du match, dimanche soir lors de la 11ème journée de Top 14.
Ronan O'Gara peine à digérer cette expulsion éclair qui a évidemment changé la physionomie de la rencontre.
Le manager du club à la caravelle exprime sa difficulté à accepter la décision arbitrale concernant Antoine Hastoy : "J'imaginais beaucoup de scénarios, c'est difficile de digérer, de comprendre. J'ai un peu de mal à croire qu'il a l'intention de faire mal à l'adversaire. Ça a changé le match."

Le coach irlandais détaille ensuite les échanges qu'il a eus avec l'arbitre du match, Jérémy Rozier, qui l'expulsera d'ailleurs peu avant l'heure de jeu : "L'arbitre me dit qu'il a vu du sang sur l'action d'Hastoy, et c'est ça qui décide de tout. Antoine est peut-être pris un peu en l'air, c'est un « skill » courageux, sur cette première pression, chez lui, d'autant qu'on avait parlé toute la semaine de la menace aérienne de Pau."
Le manager du Stade Rochelais remet en cause l'interprétation faite du geste d'Antoine Hastoy.
Il défend ainsi son joueur en soulignant l'absence de volonté délibérée de faire mal : "S'il fait son geste de kung-fu volontairement, il prend six mois. Il y a un contest qui déséquilibre le joueur. Après, qu'est-ce qu'un rouge, un orange, un jaune ? On est tous perdus. Ce n'est pas clair et net."

Au sujet de sa propre expulsion à la 57', Ronan O'Gara ne s'éternise pas mais lance : "C’est le travail du 4e et 5e arbitres qui passent le message de me faire sortir. Ça va juste continuer de nourrir la réputation que je suis un fou."
Au-delà de l'épisode arbitral, le coach analyse également la performance de ses troupes face à la Section Paloise.
Malgré le score fleuve concédé en infériorité numérique par La Rochelle, Ronan O'Gara salue la mentalité affichée par son groupe : "C'est frustrant d'en prendre 50, même à 14. On a besoin de vite casser cette spirale et mieux faire. Même si ce n'est pas totalement négatif, voire pas du tout. Je peux dormir ce soir avec des regrets et de la déception, mais je suis fier et pas abattu."
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